Ecoutez la en
regardant le diaporama ci-dessus
Des
étoiles vont s'allumer dans vos yeux...
La nuit
étoilée vient
de
naître ce 25 février 2006
entre la première heure et la cinquième
heure.
Le
texte d'Alphonse de Lamartine, cette poésie méditative convient et
est un grand luxe, c'est une pure merveille et, je trouve que ma
musique tente de
l'intégrer.
Il y a
les instruments suivants dans
cette "mélodie" :
2 cors
anglais
3
violoncelles
3
violons
2 harpes
3
flûtes de pan
Musique composée par
©ColinearCenCiel, février, tts droits protégés par les
droits d'auteur
Les
étoiles
Il est
pour la pensée une heure... un heure sainte,
Alors
que , s'enfuyant de la céleste enceinte
De
l'absence du jour pour consoler les cieux
Le
crépuscule aux monts prolonge ses adieux
On voit
à l'horizon sa lueur
incertaine,
Comme les bords
flottants d'une robe qui traîne,
Balayer lentement le
firmament obscur,
Où les astres ternis revivent
dans l'azur.
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A
lors ces globes d'or,
ces îles de lumière,
Que cherche par instinct la rêveuse paupière,
Jaillissent par milliers de l'ombre qui s'enfuit
Comme une poudre d'or sur les pas de la nuit;
Et le souffle du soir qui vole sur sa trace,
Les sème en tourbillons dans le brillant
espace.
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L'oeil ébloui les cherche et les
perd à la fois;
Les uns semblent planer sur les cimes des bois,
Tel qu'un céleste oiseau dont les rapides ailes
Font jaillir en s'ouvrant des gerbes
d'étincelles.
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Vous
qui nagez plus près de la céleste
voûte,
Allons-nous sur des bords de silence et de
deuil,
Echouant dans la nuit sur quelque vaste
écueil,
Semer l'immensité des débris du
naufrage?
Ou, conduits par sa main sur un brillant rivage,
Et sur l'ancre éternelle à jamais affermis,
Dans un golfe du ciel aborder
endormis?
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Et l'homme
sur l'abîme où sa demeure flotte
Vogue avec volupté sur la foi du pilote!
Soleils! mondes flottants qui voguez avec nous,
Dites, s'il vous l'a dit, où donc allons-nous tous?
Quel est le port céleste où son souffle nous guide?
Quel terme assigna-t-il à notre vol rapide?Cependant
la nuit marche, et sur l'abîme immense
Tous ces mondes flottants gravitent en silence,
Et nous-même, avec eux emportés dans leur cours
Vers un port inconnu nous avançons toujours
!
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Souvent, pendant la nuit, au souffle du
zéphire,
On sent la terre aussi flotter comme un navire.
D'une écume brillante on voit les monts couverts
Fendre d'un cours égal le flot grondant des airs;
Sur ces vagues d'azur où le globe se joue,
On entend l'aquilon se briser sous la proue,
Et du vent dans les mâts les tristes sifflements,
Et de ses flancs battus les sourds
gémissements
;Moi-même... il en est un, solitaire, isolé,
Qui, dans mes longues nuits, m'a souvent consolé,
Et dont l'éclat, voilé des ombres du mystère,
Me rappelle un regard qui brillait sur la terre.
Peut-être?... ah! puisse-t-il au céleste
séjour
Porter au moins ce nom que lui donna l'Amour
!
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Qui, revenant au port, d'un rivage
lointain,
Brillent sur l'Océan aux rayons du
matin.
De ces astres brillants, son plus sublime
ouvrage,
Dieu seul connaît le nombre, et la distance, et l'âge;
Les uns, déjà vieillis, pâlissent à nos yeux,
D'autres se sont perdus dans les routes des cieux,
D'autres, comme des fleurs que son souffle caresse,
Lèvent un front riant de grâce et de jeunesse,
Et, charmant l'Orient de leurs fraîches clartés,
Etonnent tout à coup l'oeil qui les a
comptés.
Dans la
danse céleste ils s'élancent... et l'homme,
Ainsi qu'un nouveau-né, les salue, et les
nomme.
Quel mortel enivré de
leur chaste regard,
Laissant ses yeux flottants les fixer au hasard,
Et cherchant le plus pur parmi ce choeur suprême,
Ne l'a pas consacré du nom de ce qu'il
aime?
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D'autres en flots brillants
s'étendent dans les airs,
Comme un rocher blanchi de l'écume des mers;
Ceux-là, comme un coursier volant dans la carrière,
Déroulent à longs plis leur flottante crinière;
Ceux-ci, sur l'horizon se penchant à demi,
Semblent des yeux ouverts sur le monde endormi,
Tandis qu'aux bords du ciel de légères
étoiles
Voguent dans cet azur comme de blanches
voiles
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Mondes étincelants, vous le savez sans
doute!
Cet Océan plus pur, ce ciel où vous
flottez,
Laisse arriver à vous de plus vives
clartés;
Plus brillantes que nous, vous savez
davantage;
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Car de la
vérité la lumière est
l'image!
Oui : si j'en crois l'éclat dont vos orbes
errants
Argentent des forêts les dômes
transparents,
Qui glissant tout à coup sur des mers
irritées,
Calme en les
éclairant les vagues
agitées;
Si j'en crois ces rayons dont le sensible
jour
Inspire la vertu, la prière,
l'amour,
Et quand l'oeil attendri s'entrouvre à leur
lumière,
Attirent une larme au bord de la paupière;
Si j'en crois ces instincts, ces doux pressentiments
Qui dirigent vers nous les soupirs des amants,
Les yeux de la beauté, les rêves qu'on regrette,
Et le vol enflammé de l'aigle et du
poète!
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Ou briller sur le front de la
beauté suprême,
Comme un pâle fleuron de son saint
diadème?
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Dans le limpide azur de ces flots de
cristal,
Me souvenant encor de mon globe natal,
Je viendrais chaque nuit, tardif et solitaire,
Sur les monts que j'aimais briller près de la
terre;
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Hélas! combien de fois seul, veillant
sur ces cimes
Où notre âme plus libre a des voeux plus sublimes,
Beaux astres! fleurs du ciel dont le lis est jaloux,
J'ai murmuré tout bas : Que ne suis-je un de
vous?
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Et l'homme, un jour peut-être à ses destins
rendu,
Retrouvera chez vous tout ce qu'il a
perdu?
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Tentes du ciel, Edens! temples! brillants
palais!
Vous êtes un séjour d'innocence et de paix!
Dans le calme des nuits, à travers la distance,
Vous en versez sur nous la lointaine
influence!
Tout ce que nous cherchons, l'amour, la
vérité,
Ces fruits tombés du ciel dont la terre a goûté,
Dans vos brillants climats que le regard envie
Nourrissent à jamais les enfants de la
vie,
Que ne puis-je, échappant à ce globe de
boue,
Dans la sphère éclatante où mon regard se joue,
Jonchant d'un feu de plus le parvis du saint lieu,
Eclore tout à coup sous les pas de mon
Dieu,
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J'aimerais à glisser sous la nuit
des rameaux,
Un front pensif, des yeux qui ne se ferment
pas,
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Une âme en deuil, un coeur qu'un poids
sublime oppresse,
Répandant devant Dieu sa pieuse
tristesse;
Un malheureux au jour
dérobant ses douleurs
Et dans le sein des nuits laissant couler ses
pleurs,__________________________________________
Sur ces
fronts inclinés se plairait à descendre!
Ma lueur fraternelle en découlant sur eux
Dormirait sur leur sein, sourirait à leurs yeux
:
Je leur révélerais dans la langue
divine
Un mot du grand secret que le malheur
devine;
Un génie inquiet, une active
pensée
Par un instinct trop fort dans l'infini
lancée
Mon rayon pénétré d'une sainte amitié
Pour des maux trop connus prodiguant sa pitié,
Comme un secret d'amour versé dans un coeur
tendre,
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A dormir sur les prés, à flotter
sur les eaux;
A percer doucement le voile d'un nuage,
Comme un regard d'amour que la pudeur ombrage
:
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Je
visiterais l'homme; et s'il est
ici-bas
Je sécherais leurs pleurs; et quand l'oeil du
matin
Ferait pâlir mon disque à l'horizon
lointain,
Mon rayon en quittant leur paupière
attendrie
Leur laisserait encor la vague
rêverie,
Et la paix et l'espoir; et, lassés de
gémir,
Au moins avant l'aurore ils pourraient
s'endormir.
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Et vous, brillantes soeurs! étoiles, mes
compagnes,
Qui du bleu firmament émaillez les
campagnes,
Et cadençant vos pas à la lyre des
cieux,
Nouez et dénouez vos choeurs harmonieux!
Introduit sur vos pas dans la céleste chaîne,
Je suivrais dans l'azur l'instinct qui vous entraîne,
Et noyant dans son sein mes tremblantes
clartés
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Vous guideriez mon oeil dans ce brillant
désert,
Labyrinthe de feux où le regard se perd!
Vos rayons m'apprendraient à louer, à connaître
Celui que nous cherchons, que vous voyez
peut-être!
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Je sentirais en lui.., tout ce que vous
sentez!
ALPHONSE de
LAMARTINE

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